Les frais de visa de travail de 2 000 SAR — qui les supporte réellement ?

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La réponse courte

Si l'on vous a demandé de payer les « frais de visa de travail » sur lequel vous avez été recruté, voici la vérité juridique à connaître.

Certains travailleurs sont surpris lorsqu'un agent de recrutement ou un employeur leur demande de payer le « coût du visa de travail » sur lequel ils ont été amenés en Arabie Saoudite — parfois sous forme de retenue sur salaire, parfois comme une dette exigée à l'avance. Connaître la réalité juridique de ces frais vous protège d'une réclamation illégitime.

💰 Les frais : 2 000 SAR, et à qui ils sont imposés

En vertu du décret royal n° M/3 de 1420H, les frais de visa d'entrée pour le travail ont été modifiés pour s'élever à 2 000 SAR. Le détail important à noter : le texte précise clairement à qui ces frais sont imposés.

📜 Texte du décret royal M/3

« Les frais de visa d'entrée pour le travail dans les entreprises et établissements privés saoudiens et non saoudiens, ainsi que pour les particuliers, sont modifiés pour s'élever à (2 000) deux mille riyals. »

⚖️ Pourquoi ces frais incombent-ils au recruteur, pas au travailleur ?

Remarquez que le texte adresse explicitement les frais aux « entreprises et établissements... et particuliers » qui recrutent de la main-d'œuvre — c'est-à-dire le parrain lui-même, qu'il s'agisse d'une entreprise ou d'un particulier. La raison pratique est simple : la demande de visa de travail est une démarche officielle que seul le parrain/employeur peut soumettre, le travailleur lui-même n'ayant aucune qualité légale pour demander son propre recrutement. Cela fait naturellement des frais une obligation pour celui qui soumet réellement la demande — l'employeur.

📌 Que faire si on vous demande de payer ces frais ?

Si votre employeur ou votre agent de recrutement a déduit ce montant de votre salaire ou vous a demandé de le payer comme une « dette de recrutement », demandez-lui une clarification écrite du fondement juridique de cette retenue. Les frais gouvernementaux eux-mêmes sont imposés à la partie recruteuse, et tout accord vous les répercutant doit être clair et conforme à votre contrat de travail — pas simplement une retenue qui vous est imposée après coup sans documentation.

✅ Que devez-vous faire maintenant ?

  1. Examinez votre contrat de travail — contient-il une clause relative aux coûts de recrutement ou de visa ?
  2. Si vous trouvez une retenue non documentée sur votre salaire à ce sujet, documentez-la et demandez une clarification écrite.
  3. Utilisez Sanad pour vérifier si la retenue est légitime au regard de votre contrat et de votre situation réelle.
Sources officielles
  • Décret royal n° M/3 daté du 17/1/1420H — modification des frais de visa d'entrée pour le travail à 2 000 SAR

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